Interdites pendant des siècles, les shunga ou " images de printemps n reviennent fasciner nos contemporains avec la même sensualité désinvolte qui leur valut cette censure. Ces œuvres à l’érotisme exalté connurent leur âge d’or durant la période Edo (i6oo-1868), extrêmement féconde en estampes et peintures japonaises plus connues sous le nom d’Ukiyo-e. Cet ouvrage, publié à l’occasion de la plus grande exposition du monde consacrée à l’art érotique japonais, qui eut lieu à Rotterdam en janvier 2-005, propose plus de deux cent soixante-dix œuvres - les deux tiers inédites provenant de collections privées - et illustre de manière aussi franche que subtile cet univers dédié aux plaisirs. Et pour que le lecteur ne se perde pas sur le chemin de la volupté, ce livre propose plusieurs textes, écrits par les spécialistes des shunga, qui abordent des questions encore empreintes de mystère. Qui en étaient les plus fervents amateurs ? Quelle place occupaient alors les shunga dans le monde de l’édition ? Comment les artistes se cachaient-ils derrière leurs œuvres ? Enfin, ces estampes érotiques étaient-elles vraiment destinées à attiser les sens, ou seulement à susciter un amusement singulièrement frivole ? Le Printemps des délices offre les clés d’un monde tissé d’une grâce magnifiquement audacieuse.
Biographie de l’auteur Margarita WINKEL est diplômée de l’université de Leyde (Pays-Bas) en anthropologie culturelle et en japonais. Elle a consacré sa thèse au regard que portaient les ethnographes japonais du début du XIXe siècle sur leur culture et leur histoire. Ses publications comprennent un essai sur les femmes des quartiers de plaisir dans le catalogue The Ear Catches the Eye. Music in Japanese Prints (zooo), un article sur l’essor de l’ethnographie au japon au début de l’époque moderne dans Anthropology and Colonialism in Asia and Oceania (1999), et un ouvrage sur la photographie japonaise du début du XIXe siècle, Souvenirs from japan. Japanese Photography at the Turn of the Century (1991). Ses domaines de prédilection sont l’histoire intellectuelle du début de la période moderne, et plus particulièrement les réflexions des auteurs japonais sur leur propre société et sur le monde extérieur, ainsi que la culture populaire japonaise de cette même époque et l’anthropologie moderne. Oikawa Shigeru est professeur de littérature et culture comparées à l’université de jeunes filles Nihon de Tokyo. Il s’intéresse notamment au japonisme, aux arts japonais en Europe et aux artistes européens au japon, ainsi qu’à Kawanabe Kyosai, peintre de la période Meiji. Il a contribué à l’ouvrage The Commercial and Cultural Climate of Japanese Print-making (2004) avec un essai sur Kawanabe Kyôsai et son cercle artistique. Pour la revue Daruma (n° 33, 2002), il a rédigé un article sur les images d’Epinal de l’artiste français Georges Bigot. Il est également l’auteur des livres Furansu no Ukiyo-e shi Bigo ; Bigoto Epinaru hanga (a Georges Bigot, peintre français de l’Ukiyo-e ; Georges Bigot et l’imagerie d’Epinal ", 1997), Saigo no ukiyo-e shi, Kawanabe Kyôsai (" Kawanabe Kyosai, demie peintre de l’Ukiyo-e ",1997) et Kyosai no giga, kyoga (Comic Genius Kawanabe Kyosai,1996) ainsi que de l’ouvrage Kawanabe Kyosai gigasha (< Caricatures de Kawanabe Kyosai ",1988) en collaboration avec Yamaguchi ++++
Autres livres d’estampes japonaises
Plaisirs d’Edo
Collections d’estampes japonaises des musées de Calais et de Saint-Omer de Barbara Forest, Célia Fleury
Hokusai
de Sadao Fujihara (Postface), François-René Martin (Postface), Henri Focillon (Auteur)
Henri Focillon (1881-1943). Entre 1910 et 1920, Henri Focillon s’attache à l’étude de l’art d’Extrême-Orient. Trois publications en attestent, dont Hokousaï, éditée en 1914.
Kodomo-e
L’estampe japonaise et l’univers des enfants de Brigitte Koyama-Richard
L’Estampe japonaise
de Nelly Delay
Jeux de nuques dans les miroirs, expressions d’acteurs bariolés, hachures de la pluie sur les ponts, bleus des lointains sur la route du Tôkaidô, on trouvera dans ce livre d’estampes japonaises tous ces enchantements.
La collection d’estampes japonaises de Claude Monet à Giverny
de Marianne Delafond, Geneviève Aitken
Ukiyo-E
de Gian Carlo Calza
Ukiyo-e désigne l’art de la ville d’Edo (aujourd’hui Tokyo) entre 1603 et 1867, période culturelle florissante. Ukiyo-e met ainsi en lumière les célébrités du moment : acteurs de Kabuki, courtisanes et geishas peintes par les artistes célèbres de l’époque tels que Sharaku, Utamaro, Hokusai et Hiroshige.
Hokusai : Les trente-six vues du Mont Fuji
Qui n’a jamais vu " la grande Vague ", démesurée, écumante et menaçante, lancer ses puissants tentacules à l’assaut d’humbles pêcheurs vulnérables ?
Trois albums d’estampes->http://belouvrage.com/spip.php ?article1241]
Paysage de neige ; La lune folle ; A marée basse de Utamaro
Hokusai : Manga
de Jocelyn Bouquillard, Christophe Marquet
La Manga, publiée entre 1814 et 1878, est l’un des chefs-d’œuvre du livre illustré japonais de l’époque d’Edo
Hokusai : Les 100 vues du Mont Fuji
de Nelly Delay
Le Vieillard fou de dessin. Dès l’âge de six ans, j’ai commencé à dessiner toutes sortes de choses. À cinquante ans, j’avais déjà beaucoup dessiné, mais rien de ce que j’ai fait avant ma soixante-dixième année ne mérite vraiment qu’on en parle.
Hokusai
Gian Carlo Calza
Katsushika Hokusai (1769-1849) was one of the greatest of the Japanese printmakers, painters and book illustrators.
Hiroshige : Prints and Drawings
de Matthi Forre
Utagawa Hiroshige (1797-1858) holds an assured place in the history of art as one of the greatest masters of the wood-block print.
Hiroshige : 100 Views of Edo
de Lorenz Bichler, Melanie Trede
Edo par Hiroshige : de prestigieuses gravures sur bois dans la tradition de l ukido-e du milieu du 19ème siècle
Artisans d'art / Artistes